Programme minceur général - Liposuccion et Liposculpture

​METHODES DE LIPOSUCCION

Liposuccion du double menton, bras, hanches, culotte de cheval, gras du ventre, cuisses.

1 - Liposuccion ancienne

La liposuccion conventionnelle a été largement pratiquée en utilisant de grandes canules sous anesthésie générale.

Cette méthode était effectuée comme suit:
a) Utilisation de l'anesthésie générale.
b) Introduction de petites quantités de liquide dans la graisse.
c) Faire de grandes incisions (1,5 cm) et aspiration avec de grosses canules.
d) Aspiration souvent rapide de grandes quantités 8 à 10 litres au moyen de grosses canules, 6 mm à 1 cm de diamètre.
e) Suture des orifices d'entrée.

L'ensemble de la procédure dure 2 à 3 heures. Ainsi, cette méthode rapide peut enlever de grandes quantités de matières grasses. Toutefois, elle a les inconvénients suivants :
  • Comme la méthode est réalisée sous anesthésie générale, le patient doit être hospitalisé.
  • hospitalisation augmente de manière significative le coût.
  • L'anesthésie générale a toujours ses risques.
  • L'utilisation de grandes canules cause des dommages aux tissus et, par conséquent, augmente les saignements.
  • Cette technique implique une aspiration de 30 à 40% en volume de sang, nécessitant souvent une transfusion sanguine.
  • Des risques de complications telles que les embolies.
  • Le temps de récupération est lent comme après toute intervention effectuée sous anesthésie générale. 

2 - Liposuccion tumescente

La liposuccion tumescente est effectuée totalement en utilisant une anesthésie locale (appelée anesthésie tumescente).

Le mot "tumescente" signifie, enflé et ferme. Cette technique consiste à sous-infiltrer de grandes quantités de cristalloïdes fluides contenant de faibles concentrations de lidocaïne et épinéphrine (appelé solution de Klein), suivie d'une aspiration de la graisse à l'aide de petites canules d'aspiration appelées microcanules.

Il s'agit d'une méthode qui permet d'effectuer cette chirurgie sous anesthésie locale. Le terme "liposuccion tumescente" exclut expressément l'utilisation de toute autre anesthésie.

En résumé, la procédure d'anesthésie tumescente est comme suit:
a) Introduction d'une grande quantité (1 à 4 L) de Klein, afin de réduire les saignements et permettre l'anesthésie.
b) Faire plusieurs petites incisions (1 à 3 mm).
c) Aspirer la graisse à travers de petites canules (microcanule) 1.5 à 3 mm de diamètre.
d) Possibilité d'éviter de suturer les points d'entrée, permettant le drainage des fluides pendant 2 jours. Ce résidu de fluide fournit une analgésie dans la période postopératoire.
e) Mise en place de bandages compressifs et retour du patient à son domicile sans hospitalisation.

L'ensemble de la procédure qui dure 3 à 5 heures, montre la comparaison entre les deux méthodes.

LES CONSEILS

Les conseils devraient inclure:
a) Le rôle de l'anesthésie tumescente
b) L'explication détaillée sur l'intervention chirurgicale y compris d'éventuelles complications post opératoires.
c) Informer le patient que les résultats esthétiques définitifs ne seront observés après 4 à 6 mois, parfois plus.
d) Bien que la graisse retirée par la liposuccion normalement ne revient pas, il est souhaitable que le patient ait une hygiène de vie correcte.
e) Toutes les allergies ou les problèmes de santé que le patient présente doivent être enregistrés.
f) Comme dans toute procédure cosmétique, le patient ne doit pas s'attendre à atteindre la perfection.
g) Les patients doivent être informés de ne pas s'attendre à une perte de poids spectaculaire avec la liposuccion. La perte de poids est égal seulement à la quantité de graisse retirée. Souvent on assiste cependant à un amaigrissement dans l'année qui suit l'intervention.
h) Les patients doivent aussi comprendre que si la liposuccion améliore la silhouette du corps, cela ne signifie pas nécessairement éliminer la cellulite ou les vergetures, bien que souvent cela soit amélioré par la liposculpture superficielle. Le patient peut également être assuré qu'il n'existe pas de risque de ptose cutanée post chirurgicale en raison d'une part d'une extraordinaire élasticité de la peau et d'autre part due au fait que la lipoplastie superficielle entraîne une bonne rétraction cutanée. [22]
i) La tumescence: Il est important d'attendre environ 30 minutes après la tumescence pour commencer afin d'obtenir l'effet pharmacologique souhaité. KLEIN préconise d'attendre entre 2 à 3 h avant le stade aspiratif.
 

 INCONVENIENTS DES METHODES TRADITIONNELLES

Auparavant seules étaient utilisées les techniques à ciel ouvert, telle que la dermolipectomie abdominale ou intervention de Y.PITANGUY pour corriger la culotte de cheval. Elles laissaient de très importantes cicatrices contraires au but esthétique recherché. De plus les suites opératoires étaient extrêmement lourdes, nécessitant une hospitalisation et une convalescence longue et difficile.

Des complications importantes telles que hémorragies, embolies graisseuses, hématomes ou séromes, nécroses cutanées, infections ou même gangrènes, furent causes d'un grand nombre de séquelles voire de décès, rigoureusement inadmissibles, dans le cadre d'une démarche esthétique.

C'est pourquoi, quelques essais techniques à ciel fermé, furent tentés, mais ils entraînaient encore la création d'un vaste décollement cutané ( VILAIN, SCHRUDE, KESSELRING, MEYER, TEIMOURIAN).

Ces interventions évitèrent les cicatrices disgracieuses, mais conservaient toutes les autres complications potentielles, aggravant même les risques hémorragiques et de collections secondaires. De plus elles créaient fréquemment l'apparition d'excédents cutanés, la peau ne pouvant plus se redraper correctement sur les nouveaux volumes ainsi crées (vagues).

INTERETS DE L'ANESTHESIE LOCALE

1 - LES AVANTAGES
  • Diminuer la peur de la patiente.
  • Douceur du geste.
  • Amélioration des conditions opératoires ( saignements et hydrotomie ).
  • Pas de phase de réveil aux conséquences fâcheuses.
  • Coût moindre.
  • Médecins anesthésistes se raréfiant.
  • 2/Xylocaine adrenalinée à 2%: flacon de 20 ml
  • Composition: lidocaine chlorhydrate anhydre: 400 mg
  • Epinéphrine: 100 microgrammes
  • Dose maximum dans le VIDAL: 3 à 10 mg/kg, lidocainémie max: 1mg/ LIPOPLASTIE CORPS

PROTOCOLE OPERATOIRE
La lipoplastie est à présent une intervention parfaitement codifiée.
Elle doit être impérativement effectuée suivant le protocole suivant, qui permet de la réaliser en toute sécurité, mettant à l'abri d'éventuelles complications qui ne doivent absolument plus se voir.
 
1 - SELECTION DES PATIENTS
Alors que durant les 10 premières années de leur pratique, les praticiens pensaient qu'il existait des tabous intangibles en lipoplastie, les 10 années suivantes ont permis de démontrer que toutes les zones corporelles surchargées d'un dépôt de graisse sous-cutanée, de même que tous les patients quel que soit leur âge, peuvent être opérés par des praticiens parfaitement formés à cette technique.

Dans ces conditions, l'amélioration du confort de vie, liée à la correction des volumes disgracieux, ou provoquant une gène fonctionnelle, voire une véritable souffrance comme par exemple, au niveau de la face interne des cuisses, peut être garanti.

Par contre la qualité du résultat esthétique au niveau de la surface des zones traitées reste en grande partie dépendante de la qualité pré opératoire du revêtement cutané, mais doit toujours permettre d'obtenir une amélioration notable.

Des clichés seront pris lors de la première consultation, afin de préciser la nature des corrections souhaitées. Cette consultation devra avoir lieu assez longtemps à l'avance afin que le patient puisse disposer d'un temps de réflexion lui permettant de prendre la décision en toute connaissance de cause.

Par ailleurs, bilan biologique et consultation anesthésique habituels seront prescrits à cette occasion.

2 - MARQUAGE PRE-OPERATOIRE
Chaque zone anatomique devant être opérée sera soigneusement délimitée et marquée au permanganate de potassium en solution saturée KMN04. L'utilisation de ce produit permet d'éviter les hyperpigmentations que nous voyons régulièrement avec l'utilisation des feutres PENTEL ou tout autre marqueur, au niveau des points d'entrée, témoin irréfutable que la patient a subi une lipoplastie. Ce produit pouvant être fourni par toute pharmacie.
 
Le pharmacien utilise des cristaux de permanganate qu'il dilue avec de l'eau jusqu'à l'obtention d'une solution saturée. En dehors du fait que ce produit n'entraîne pas d'hyperpigmentations aux points d'entrée, le marquage persiste pendant toute l'intervention, malgré la désinfection massive à la BETADINE et à l'écoulement du liquide de KLEIN. La persistance de ce marquage pendant toute l'intervention est d'un grand secours pour le praticien lui évitant ainsi des erreurs de repérage anatomique.

Le patient devra systématiquement être en position debout pour ce marquage.

MARQUAGE DES HANCHES CULOTTE DE CHEVAL ET REGION LOMBAIRE

3 - DESINFECTION CUTANEE
Désinfection cutanée habituelle avec la BETADINE.
Auparavant la patiente aura pris la veille de l'intervention et le jour de l'intervention une douche à la bétadine limitant ainsi les risques infectieux.

Mise en place de champs opératoires et préparation du chirurgien.
La lipoplastie est une intervention chirurgicale et à ce titre justifie toutes les précautions nécessaires comme lors de toute autre intervention chirurgicale classique.

4 - MISE EN ROUTE DE L ‘ANESTHESIE
L'anesthésie sera purement locale dans la majorité des cas, permettant au patient de regagner son domicile le jour même sans risque particulier.

L'infiltration sera particulièrement soignée et abondante.
Ce temps opératoire est fondamental et il convient d'y consacrer toute l'attention nécessaire.

On utilisera la solution de KLEIN modifiée. Les concentrations de lidocaine seront différentes selon les zones anatomiques.

En effet certaines zones comme le cou sont très peu douloureuses et à ce titre ne nécessite pas de fortes doses de lidocaine, alors que par contre des zones comme l'épigastre sont hyperalgiques et justifient des doses plus importantes d'anesthésiques.

La solution la plus souvent utilisée est la suivante :
KLEIN MODIFIE ( lidocaine 600 mg + epinephrine 1mg + bicarbonate 5 mM pour 1 litre de sérum physiologique isotonique ).

Nous approfondirons ce problème lorsque nous étudierons en détail les différentes régions anatomiques, et nous verrons les doses appropriées pour chaque zone.

Depuis 1986, J.A. KLEIN a largement démontré dans ses publications que convenablement diluée dans la solution dite de KLEIN, l'utilisation de doses de lidocaine à 35mg par kg de poids corporel sont sans danger, contrairement aux considérations antérieures.

De plus récemment KLEIN a montré que l'on pouvait utiliser des doses allant jusqu'à 50-55mg par kg de poids corporel sans problème particulier.

Dans nôtre pratique courante, cependant nous ne dépassons pas 40 mg/ kg de poids corporel.

Sur cette base et pour simplifier, on peut admettre l'utilisation d'une dose maximale de 500 cc de cette solution pour 10 kg de poids corporel du patient traité.
 
Dans tous les cas, l'infiltration sera au minimum de 1 litre de solution par litre estimé de graisse à extraire.

Cette phase capitale de l'intervention va donc nécessiter habituellement au moins une heure .C'est ainsi qu'il sera possible d'obtenir une parfaite tumescence et vaso-constriction de la zone à traiter.

En conséquence le travail à la canule deviendra plus aisé et surtout parfaitement exsangue. La quantité de sang ainsi prélevé au cours de l'intervention sera toujours dans tous les cas largement inférieure au prélèvement habituel d'une simple prise de sang pour analyse biologique, et peut être estimé à environ 1% du volume de graisse éliminée.

Les différentes études réalisées montrent que l'hématocrite n'est habituellement diminuée que de 1% environ après de telles interventions qui ne nécessitent bien entendu jamais de transfusion sanguine.

Ces faits ont du reste été confirmés dans une récente étude publiée en mai 1995 aux ETATS UNIS, portant sur 15336 patients et 44014 zones corporelles individualisées, opérés par 66 médecins dermatologues (HANKE ET CO).

Une phase de latence sera systématiquement respectée, minimum une demi heure, et si possible attendre une heure pour obtenir une anesthésie maximale et une vasoconstriction efficace.

6 - REALISATIONS DE MICRO INCISIONS CUTANEES
Ces incisions permettront de faire pénétrer les canules dans l'épaisseur du tissu adipeux Larges au maximum de 0,5 cm, ces incisions ne laisseront pas de cicatrice disgracieuse ultérieure et peuvent donc être réalisées en nombre suffisant pour permettre un travail aisé et performant.

Elles seront situées de façon à ce que les trajets de la canule puissent être croisés, dans tous les différents plans de l'espace, et dirigés préférentiellement dans l'axe de la pesanteur (patient en position verticale).

Pour ce faire une lame numéro 11 sera utilisée.
 
7 - REALISATION DE LA CANULATION DIRIGEE
Pour ce faire on utilise des canules à bout mousse atraumatiques et possédant un orifice latéral situé à 1 ou 2 cm de leur extrémité distale.

Ce dernier va permettre de «râper» les adipocytes, qui vont ainsi se trouver détachés et mis en suspension dans le sérum infiltré.

Cette phase de canulation, se fera essentiellement dans un plan profond afin d'entraîner cette lyse mécanique des adipocytes.

Tout ceci sera réalisé sous le contrôle de la main gauche pour un droitier. Elle doit rester constamment au contact avec l'extrémité distale de la canule, afin de vérifier à chaque instant le niveau de profondeur de cette dernière, ainsi que l'importance du panicule adipeux restant.

Le regard quand à lui ne pourra que constater la qualité finale du résultat obtenu.

Ces canules devront avoir un diamètre maximum de 4 mm et une longueur suffisante pour pouvoir traiter en un seul mouvement toute la zone précédemment repérée. Afin de pouvoir être maniée avec aisance et douceur, les canules seront montées sur des seringues de 5 à 60 cc, suivant la nature des zones à traiter.

8 - PHASE ASPIRATIVE
Précédemment détruite, l'aspiration de la graisse se fera à l'aide d'une seringue dans laquelle on aura fait au préalable fait le vide, ou à l'aide d'un aspirateur selon les affinités de chacun et suivant les zones anatomiques. Par exemple pour le cou on utilise systématiquement la seringue, étant donné les faibles quantités de graisse aspirée par rapport au corps.

Il convient de définitivement bannir les lipoaspirations réalisées selon la «technique sèche» c'est à dire sans infiltration préalable ainsi que l'utilisation de canules de diamètre égal ou supérieur à 5mm.

Un chapitre spécial sera consacré aux canules, car depuis une dizaine d'années, je n'utilise que des canules olivaires, dont les orifices ne dépassent pas 1mm, permettant une aspiration douce et superficielle, sans aucun effet secondaire.

L'aspect le plus important d'une bonne aspiration est la lenteur répétée des mouvements de va et vient des canules. Les mouvements saccadés doivent être évités.

L'aspiration se fera d'abord dans les couches profondes puis dans les couches superficielles.

Un grand avantage de l'anesthésie tumescente est que le patient est conscient, et sent la douleur et met en garde le chirurgien si la canule est déplacée en profondeur dans les muscles, domaine non anesthésié.
 
9 - MASSAGE DES ZONES OPEREES
Il permet de contrôler la régularité et l'homogénéité du travail réalisé, et de pouvoir éliminer au maximum le sérum restant.

Les incisions ne sont pas suturées afin de permettre un drainage physiologique, et on appliquera des steri strips stériles.

10 - PORT D'UNE CONTENTION
Le post-dressing est une étape importante dans la liposuccion tumescente. Une caractéristique importante de la procédure tumescente est qu'une certaine quantité de liquide est laissé à la fin de la procédure ce qui assure l'anesthésie dans la période post opératoire immédiate ce qui évite l'utilisation d'analgésiques oraux puissants.

Le liquide s'écoule en 2 à 3 jours.

Le port de la contention sera de 2 semaines.

Cette contention est indispensable afin de limiter l'expansion de l'œdème réactionnel qui va obligatoirement survenir dans la semaine post opératoire.

Cette contention rendra également les suites nettement moins inconfortables, réduisant les douleurs locales à de simples sensations de courbatures et ankyloses musculaires, qui le plus souvent permettront le maintien des activités socio professionnelles habituelles.

Enfin la mise en place de ce vêtement compressif aidera à la meilleure rétraction cutanée en bonne place et dans les meilleures conditions.

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